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EN QUELQUES MOIS, UNE DÉCENNIE |
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par John Paul Koning |
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Août 1996 a marqué un tournant pour le gouvernement canadien. À l’époque, la dette fédérale transigée sur les marchés financiers avait été en croissance depuis plusieurs dizaines d’années(1). De 1970 à 1980, la dette a triplé, passant de 24 milliards à 70 milliards de dollars. Seize ans plus tard, en août 1996, elle atteignait les 474 milliards – environ 16 000$ par Canadien et Canadienne. C’est à cette époque que Paul Martin, alors ministre des Finances, rompit avec le passé en stabilisant la dette, qui commença alors à décroître. Lorsque Martin quitta le ministère des Finances en 2002, les emprunts du Canada se chiffraient alors sous les 450 milliards (voir le tableau ci-dessous). |
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S’enchaînèrent les ministres John Manley, Ralph Goodale, et Jim Flaherty, qui à leur tour supprimèrent un autre 65 milliards de
la dette nationale. Au début de l’année 2008, la dette était de 383 milliards de dollars – 11 600$ par habitant, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis des années. La
diminution de la dette s’accompagna d’une baisse des paiements d’intérêt, libérant ainsi des dizaines de milliards de dollars pour les dépenses et les baisses d’impôts. |
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« Le rôle de l’État n’est pas d’agir comme fonds de placement, et ce n’est pas non plus la responsabilité du ministre Flaherty de commencer sa journée en observant un écran de Bloomberg, à la recherche de placements à acheter à bon prix avec l’argent des contribuables pour les revendre à profit. » |
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* Ce texte est d'abord paru en version anglaise le 15 février 2009 dans les pages du QL. Il a
été traduit par Marie St-Laurent. |