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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 10:26

 

 CANADIENS   IRLANDAIS 


 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Canadiens_Irlandais

 

 

Canadiens Irlandais par province et territoire
Province/TerritoirePopulation
canadienne-irlandaise
Terre-Neuve et Labrador 100 260
Île-du-Prince-Édouard 37 175
Nouvelle-Écosse 178 590
Nouveau-Brunswick 135 830
Québec 291 545
Ontario 1 761 280
Manitoba 143 950
Saskatchewan 139 200
Alberta 461 065
Colombie-Britannique 562 895
Yukon 5 455
Territoires du Nord-Ouest 4 470
Nunavut 945
Canada 3 822 660

 

The Irish Benevolent Society

Les irlandais au Québec

Après le désastre à Grosse-Île (voir ci-haut), beaucoup d'enfants irlandais se retrouvèrent orphelins dans un pays inconnu. Ces enfants furent adoptés principalement par des francophones du Bas-Canada. Ils durent se battre pour le droit de conserver leurs noms de famille irlandais, et la majorité réussirent. Aujourd'hui, bien des Québécois ont un nom d'origine irlandaise (Riel qui vient de l'irlandais Reilly ou encore Caissie qui vient de l'irlandais Kessy). En effet, les Irlandais sont le deuxième groupe ethnique dans la province après les Canadiens-français, et certains estiment que jusqu'à 40 pourcent des Québécois francophones ont des ancêtres Irlandais. Le défilé de la Saint Patrick à Montréal est le plus vieux en Amérique du Nord, et attire des foules de plus de 600 000 personnes.

Les irlandais au Nouveau-Brunswick

La vallée de la rivière Miramichi accueilla un immigration irlandaise significative dans les années précédant la Grande Famine. Ces colons étaient généralement plus à l'aise financièrement et plus éduqués que les arrivants plus tardifs, qui immigrèrent par désespoir. Bien qu'arrivant après les écossais et les acadiens, ils se taillèrent une place dans le nouveau pays, se mariant avec les Écossais catholiques et, dans une moindre mesure, avec les Acadiens. Les premiers immigrants irlandais s'installèrent autour du Miramichi parce qu'il était facile d'accès, avec les navires transportant du bois qui s'arrêtaient en Irlande avant de retourner à Chatham et Newcastle, et aussi à cause des opportunités économiques, surtout dans l'industrie du bois d'oeuvre.

Longtemps une colonie exportatrice de bois d'oeuvre, le Nouveau-Brunswick devint la destination de milliers de réfugiés irlandais fuyant la Grande Famine au milieu du XIXe siècle : en effet, les navires transportant le bois, revenant vides à la colonie, étaient un moyen bon marché de traverser l'Atlantique. Des hôpitaux de quarantaine était localisés sur des îsles à l'entrée des deux ports majeurs de la colonie, Saint-Jean (Partridge Island) et Chatham-Newcastle (Middle Island). Plusieurs y trouvèrent la mort. Les quelques survivants s'installèrent sur des terres d'agriculture marginales dans la vallée de la rivière Miramichi, ainsi que dans les vallées des rivières Saint-Jean et Kennebecasis ; toutefois, l'agriculture était difficile dans ces régions, ce qui poussa plusieurs familles immigrantes à se déplacer vers les villes majeures de la colonie, ou à Portland, dans l'état du Maine, ou encore Boston.

Saint-Jean et Chatham accueillirent toutes deux de grands nombres d'immigrants irlandais, transformant la nature et le caractère des deux villes. Aujourd'hui, Chatham, faisant partie de la ville fusionnée de Miramichi, continue d'avoir un grand festival irlandais annuel. En effet, Chatham est toujours l'une des communautés les plus irlandaises d'Amérique du Nord.

Les irlandais à l'Île-du-Prince-Édouard

Pendant des années, l'Île-du-Prince-Édouard fut divisée entre les catholiques irlandais et les protestants britanniques. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, toutefois, se sectarisme diminua, et fut finalement détruit suite à deux évenements : premièrement, les commissions scolaires irlandais et protestant furent fusionnées en un seul, laïque ; deuxièment, la coutume qui faisait élire deux députés pour chaque circonscription provinciale (un catholique et un protestant) fut abolie.

Les irlandais à Terre-Neuve

Contrairement aus Irlandais en Ontario, les catholiques irlandais terre-neuviens s'installèrent dans les villes (principalement Saint-Jean), tandis que les protestants britanniques s'installèrent dans de petites communautés de pêcheurs. Avec le temps, les catholiques irlandais devinrent plus riches que leurs voisins protestants, ce qui poussa les terre-neuviens protestants à se joindre à l'Ordre d'Orange. En 1903 sir William Coaker fonda le Fisherman's Protective Union (F.P.U.), un parti politique de gauche presque exclusivement protestant, dans le Orange Lodge de Herring Neck. De plus, durant le mandat du gouvernement de commission (1934 à 1949), le Orange Lodge était l'un des seules organisations "démocratiques" existantes dans le Dominion de Terre-Neuve. Après que le Dominion se soit effondré en 1934, le territoire redevint une colonie britannique. En 1948 un référendum fut tenu à Terre-Neuve pour déterminer la direction de la colonie. Les Irlandais, catholiques, appuyaient l'indépendance terre-neuvienne, tandis que les protestant prônaient plutôt que la colonie intègre la confédération canadienne. Terre-Neuve devint une province canadienne par une marge de 52-48%. Suivant la fermeture de l'industrie de pêche à la morue de la côte est dans les années 1990, beacoup de protestants se déplacèrent vers Saint-Jean, et les enjeux sont devenus divisés sur des lignes rurales et urbaines plutôt que sur des lignes religieuses.

Les noms de famille d'origine irlandaise sont courants à Terre-Neuve : Walsh, Power, Murphy, Ryan, Whelan, Phelan, O'Brien, Kelly, Hanton, Neville, Bambrick, Halley, Dillon, Byrne et Fitzgerald. Les noms de lieux irlandais sont moins répandus, la plupart des lieux de l'isle ayant déjà reçus des noms par les premiers explorateurs français et anglais. Néanmoins, des noms comme Ballyhack, Cappahayden, Kilbride, St. Bride's, Port Kirwan et Kibereen témoignent tous d'antécédants irlandais.

En plus de leurs noms traditionnels, les Irlandais importèrent aussi avec eux leur langue maternelle. Terre-Neuve est l'un des rares endroits hors de l'Irlande où la langue irlandaise fut parlée par une majorité de la population comme langue principale. Terre-Neuve est le seul endroit hors de l'Europe qui possède son propre nom distinct en Irlandais, Talamh an Éisc.

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Published by quebec - dans HISTOIRE
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