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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 08:57
Véritable film d'horreur dans le Parc des Laurentides

Véritable film d'horreur dans le Parc des Laurentides Trois bons samaritains ont vécu des moments de terreur, la nuit dernière, dans le Parc des Laurentides. Un forcené les a attaqué à coups de marteau avant de s’enfuir, avec une dizaine de policiers de la Sûreté du Québec à ses trousses.

   Steeve Savard, 30 ans, de Chicoutimi, est accusé de voies de fait graves, voies de fait avec lésions sur 2 ou 3 victimes, voies de fait armées et vol de véhicule. Il avait déjà des antécédents de voies de fait avec lésions qui remontent à 1997. Lors de sa comparution, l’accusé avait l’air accablé, ses parents étaient présents mais ont refusé de faire des commentaires. Il était 2h30, cette nuit, à l’intersection des routes 169 et 175.   Un employé du ministère des transports a remarqué un véhicule qui semblait en panne.   Il est sorti pour venir en aide au conducteur. L’individu l’a assailli avec ce qui semble être un marteau, une hache ou une bouteille.   Il l’a frappé à la tête et au visage. Au même instant, 2 camionnettes avec 2 livreurs de journaux sont heureusement arrivés sur place, pour transborder leur matériel. Ils sont intervenus : l’agresseur les a alors attaqués à leur tour, pendant que l’employé du ministère des transports prenait la fuite et appelait la Sûreté du Québec. Les 2 livreurs se sont réfugiés dans l’une des camionnettes, ils ont eu la peur de leur vie : car leur attaquant semblait décidé à les atteindre coûte que coûte. Il a infligé des blessures graves aux 3 hommes, principalement au visage. Le plus mal en point, c’est l’employé du ministère des Transports, qui devait subir des examens pour déceler d’éventuelles fractures du crâne.  

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 19:19

Au Canada

Le taux d'homicides le plus élevé en près de 10 ans

Presse Canadienne (PC) 
08/11/2006 09h46 

Le taux d'homicides remonte au Canada après avoir atteint son seuil le plus bas il y a trois ans, une croissance à laquelle échappe le Québec, toutefois.

En effet, Statistique Canada rapporte que les services de police ont signalé 658 homicides au pays en 2005, 34 de plus qu'en 2204. Ce niveau de l'an dernier a été le plus élevé en près d'une décennie.

L'agence fédérale attribue cette détérioration au bond des homicides attribuables à des gangs, particulièrement en Ontario et en Alberta. D'ailleurs, les homicides perpétrés par des gangs ont représenté 16 pour cent de tous les meurtres commis en 2005.

Néanmoins, le taux national d'homicides, qui avait atteint un sommet au milieu des années 1970, est généralement en baisse depuis, s'étant élevé à 2,04 homicides pour 100 000 habitants l'année dernière.

Sur les homicides de 2005, 222 ont été commis à l'aide d'une arme à feu, en hausse par rapport au chiffre de 173 enregistré en 2004, ce qui suit une tendance amorcée en 2003. Depuis 1997, la police a déclaré que 83 pour cent des armes à feu ayant servi à un meurtre n'étaient pas enregistrées.

D'autre part, le taux d'homicides commis par des jeunes a atteint son point le plus élevé en plus d'une décennie. On a dénombré 65 auteurs présumés d'homicide âgés entre 12 et 17 ans en 2005, soit 21 de plus qu'en 2004.

Quant au taux d'homicides entre conjoints, il continue de baisser.

L'analyse régionale des homicides commis en 2005 révèle, par ailleurs, que trois des quatre provinces de l'Ouest, soit la Saskatchewan, le Manitoba et l'Alberta, ont enregistré les taux les plus élevés de toutes les provinces. Le taux du Québec était en baisse comparativement à 2004 et est demeuré bien en deçà de la moyenne nationale. D'ailleurs, le taux de Montréal s'est fixé à son niveau le plus bas depuis 1981.

 
Presse Canadienne (PC) 
08/11/2006 09h46 



 


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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 17:09

Procès de Catty Mateau

Les enfants ont été battus sauvagement, selon un radiologiste

Au procès de Cathy Matteau, cette gardienne d'enfants accusée de voies de fait graves sur deux bébés, un témoin expert est venu démolir la thèse de la défense.

L'avocat de l'accusée laissait entendre, mardi, que les enfants auraient pu se blesser eux-mêmes.

Le témoin, un médecin de Sainte-Justine, a une tout autre opinion. Le docteur Dominique Marton, radiologiste, se spécialise des cas d'enfants maltraités.

Lorsqu'il a vu les radiographies des deux bébés, qui témoignaient de l'étendue de leurs blessures, il a conclu à une agression physique violente.

«Quand on voit des fractures vertébrales chez un jeune enfant de 10 mois, 11 mois, il n'y a pas d'autre chose possible qu'un enfant qui a été violenté», a-t-il déclaré.

L'un des bébés présentait six fractures linéaires le long de la colonne vertébrale. Des fractures qui ne sont possibles que si on cogne les fesses de l'enfant contre le sol de façon répétitive et violente.

L'enfant montrait aussi une importante fracture au crâne due, selon le médecin, au fait qu'il a été projeté brutalement contre une surface dure. Un bébé de cet âge est incapable de s'infliger de telles blessures, même en chutant de sa bassine sur le plancher.

Ce même enfant est incapable d'infliger à un autre des lésions de cette importance parce qu'il n'en a tout simplement pas la force. Seul un adulte peut faire autant de dommages. Des blessures si importantes qu'elles correspondent à celles que l'on retrouve chez les enfants qui chutent de l'équivalent d'un étage, selon le médecin.

Son témoignage a bouleversé la mère, qui assiste aux audiences. «C'est atroce. Je ne pense pas qu'un être humain est capable de faire ça à un enfant. C'est impossible.»

C'est vendredi qu'on connaîtra la version de l'accusée dans cette affaire, puisqu'elle a accepté de témoigner dans son procès.

En vidéo, voyez le reportage de Charles Faribault.







Procès de Catty Mateau

Justine, a une tout autre opinion. Le docteur Dominique Marton, radiologiste, se spécialise des cas d'enfants maltraités.

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 20:12

 

 

Mise à jour le vendredi 1 septembre 2006 à 9 h 14

Le Canada après le 11 septembre

La voie du web

Journaliste : Kamel Bouzeboudjen et Isabelle Montpetit

Avec le renversement du régime taliban en Afghanistan, après les attentats du 11 septembre 2001, le réseau terroriste Al-Qaïda a perdu son camp de base. Dispersés un peu partout sur la planète, ses membres se sont retrouvés sur Internet.

Image de Zarqaoui diffusé sur le web

Photo: La Presse Canadienne /IntelCenter

Image extraite d'une vidéo sur le web montrant le chef terroriste Zarqaoui

Depuis, la Toile est devenue, selon plusieurs observateurs, la base d'opérations du réseau Al-Qaïda, qui en a été complètement transformé. D'organisation centralisée, le réseau est devenu une nébuleuse, autour de laquelle gravitent de multiples cellules plus ou moins autonomes.

Selon le chercheur israélien Gabriel Weimann, il se crée jusqu'à 50 sites par jour. Une affirmation confortée par les services secrets américains qui estiment à 4000 le nombre de sites de la mouvance terroriste.

Les terroristes islamistes ne sont pas les seuls à utiliser le web, mais leur présence est beaucoup plus massive que celle d'autres organisations, comme l'extrême droite américaine ou le Front de libération des animaux.

Le cyberespace est utilisé par les terroristes dans cinq principaux champs d'action, selon un rapport de l'Institute for Security Technology Studies du Dartmouth College, au New Hampshire :

 

  • Propagande
  • Communications
  • Recrutement et formation
  • Financement
  • Identification de cibles

     

    Propagande

    « Sortez les polythéistes d'Arabie », peut-on lire sur le forum Tanthem-alqa3edah .

    Très tôt, les groupes terroristes ont saisi l'efficacité d'Internet. C'est un instrument qui leur garantit l'anonymat et une diffusion mondiale de leur discours, presque sans restriction.

    Plus encore, grâce au web, ils deviennent eux-mêmes une source d'informations, une stratégie qui leur assure une présence quasi permanente dans l'actualité mondiale. D'ailleurs, tous les communiqués revendiquant les attentats sont systématiquement repris par les médias.

    Les groupes peuvent utiliser des sites traditionnels où ils publient des communiqués, des discours idéologiques et les revendications de leurs opérations, parfois accompagnés d'images des attentats.

    Cependant, l'existence de ces sites est devenue de plus en plus incertaine, car les autorités de nombreux États surveillent de près la Toile.

    Pour s'adapter à cette nouvelle situation, les groupes ont opté pour des sites éphémères qu'ils utilisent le temps de diffuser un communiqué ou une revendication, pour ensuite les faire disparaître du cyberespace. Ce fut le cas, par exemple, de sites qui ont diffusé des vidéos montrant l'exécution des otages en Irak.

    Les forums de discussions sont aussi fréquemment utilisés. Il suffit d'aller sur Yahoo groups, par exemple, pour s'en apercevoir. En tapant « islam » ou « jihad », on découvre de nombreux forums consacrés au terrorisme et à son apologie.

    On y trouve aussi bien les communiqués d'Al-Qaïda que des commentaires à consonance religieuse sur les événements qui se déroulent dans les pays musulmans ou ailleurs dans le monde.

    Les participants à ces forums évoquent le plus souvent la guerre en Irak, mais aussi les événements dans les territoires palestiniens et la guerre en Tchétchénie.

    L'otage Nick Berg avant son exécution, sur une vidéo diffusée sur Internet

    Même si la critique contre les États-Unis et les pays occidentaux tient une place de choix, les régimes des pays arabes et musulmans ne sont pas épargnés par des propos très virulents à leur encontre. Ces régimes sont qualifiés de « traîtres » et de « valets de l'occident ».

    Par ailleurs, on trouve des messages d'encouragements et d'éloges dédiés aux « moudjahidin » en Irak.

    Toutes les interventions dans les forums abondent dans le même sens. Aucun débat n'a lieu dans ces espaces.

    Les communiqués sont généralement illustrés par des montages photos des chefs d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden et Ayman Al-Zawahiri, ou bien des camps d'entraînement du réseau terroriste.

    À titre d'exemple, un des forums de Yahoo, baptisé Tanthem-alqa3edah (organisation Al-Qaïda), a publié l'an dernier un communiqué sur les circonstances de l'attaque d'un hélicoptère américain en Irak, qui a fait un mort. Le communiqué a été accompagné de versets du Coran appelant les musulmans à la guerre sainte.

    L'insertion systématique de versets coraniques dans la propagande des groupes terroristes vise à faire appel à la foi des internautes et à justifier ainsi les opérations terroristes.

    Le Coran étant une référence forte pour les musulmans, les groupes terroristes manipulent ces textes, en les sortant de leur contexte, pour faire adhérer le plus d'internautes musulmans à leur cause.

    Ainsi, Internet est devenu, au fil des ans, une sorte de ministère virtuel de la propagande de divers groupes terroristes.

    Campement Al-Battar, édition bimensuelle, numéro 22, Ramadan, année 1425

    Dans la nébuleuse terroriste qui agit sur Internet, on peut trouver aussi une revue politico-militaire intitulée Al Battar (le glaive). Cette revue électronique est hébergée, depuis 1998, par un fournisseur de services Internet basé aux États-Unis.

    Il s'agit d'une revue où sont expliquées diverses techniques de guérilla, comme fabriquer une bombe, utiliser une arme de poing ou organiser une embuscade. Ces techniques sont souvent illustrées de dessins. La revue propose aussi le chemin à suivre pour constituer un groupe armé et planifier une opération terroriste.

    Sur les innombrables sites de la mouvance terroriste, il en existe un dédié à l'Irak, baptisé Al-basrah (le regard ou la vue), qui montre « la sauvagerie américaine » et « les hauts faits d'armes » de la guérilla irakienne, aussi bien baasiste (fidèle de l'ancien régime) qu'islamiste avec toutes ses ramifications.

    Avec un montage astucieux de photos, les webmestres font appel aux émotions des internautes. Certaines photos montrent les conséquences sur les civils des bombardements de l'armée américaine.

    Une série de photos montre des enfants blessés, des maisons détruites, des hommes à plat ventre avec des soldats américains braquant des armes sur eux. Ces photos ont pour titre « Liberté » et « Démocratie ». D'autres photos montrent les actions de la guérilla irakienne.

    De courts clips vidéo montrent des hommes cagoulés préparant une attaque avec, en fond sonore, un discours religieux glorifiant les « combattants » accompagné de chants guerriers.

    On peut aussi voir dans son intégralité un attentat suicide à Ramadi, en Irak, contre un convoi américain. L'attentat, appelé « opération martyre », est visiblement filmé avec plusieurs caméras. À la fin de la vidéo, on montre, en gros plan, le corps d'un soldat américain gisant sur la route.

    La vidéo est signée « Département de l'information de l'organisation d'Al-Qaïda au pays des deux fleuves », l'organisation de l'ancien chef de guérilla Abou Moussab Al-Zarqaoui, tué par l'armée américaine voilà quelques mois.

     


     

     

    BAIE DES CAPUCINS  .

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    Mise à jour le vendredi 1 septembre 2006 à 9 h 13

    Le Canada après le 11 septembre

    Un outil multifonctionnel

    Journaliste : Kamel Bouzeboudjen et Isabelle Montpetit

    Sites Internet, courriels, forums de discussions, clavardage, les terroristes utilisent tous les moyens à des fins de communications. Ils profitent de l'immensité et de l'encombrement du cyberespace pour y trouver un relatif anonymat. Mais ils savent aussi tirer profit de différentes technologies pour éviter que leurs messages ne soient interceptés.

    Dessin de Momin Khawaja, au procès de sept présumés terroristes en Grande-Bretagne.

    Par exemple, certaines pages web ont déjà parasité des sites tout à fait légitimes, mais mal sécurisés, à l'insu de ces derniers, selon un rapport de l'Institute for Security Technology Studies, au Dartmouth College, au New Hampshire. Les pages terroristes devenaient accessibles à ceux qui en connaissaient l'adresse URL, mais demeuraient indétectables pour les autres.

    Selon le Washington Post, un des organisateurs des attentats du 11 septembre 2001 aurait utilisé un compte de courriel gratuit et public, de type Hotmail, comme cache pour des messages secrets. Il sauvegardait ses messages dans le répertoire « brouillon », auquel ses correspondants avaient accès grâce à une identité et un mot de passe communs. Comme le courriel n'était jamais envoyé, il n'y avait aucun risque qu'il soit intercepté.

    Des terroristes utilisent également des systèmes de cryptage des données pour transmettre leurs messages. Le logiciel Pretty Good Privacy permet par exemple de coder des courriels, des fichiers, des documents, dont le destinataire doit posséder la clé pour pouvoir les déchiffrer.

    Autre technique: la stéganographie, qui permet de dissimuler un message dans une image haute résolution.

    Même les communications plus classiques sont difficiles à décoder. Selon Aaron Weisburd, un observateur de l'islamisme sur Internet, il est très rare qu'on puisse déceler des indices de la préparation d'une opération terroriste. « Ces signaux sont vraiment subtils et faciles à manquer avant le fait, écrit-il sur son site Internet. Ce qu'il faut sentir, c'est le rythme du message, le choix du moment où il est envoyé. II faut aussi une bonne connaissance du style habituel [de ces communications] en ligne. C'est un art, et non une science. »

    Recrutement

    Ayman Al-Zawahiri

    Photo: AFP/AL-Jazeera

    Internet a peut-être été un vecteur pour le recrutement de Mohammed Momin Khawaja, seule personne détenue en vertu de la nouvelle loi canadienne contre le terrorisme. Ce programmeur informatique canadien, né de parents immigrés du Pakistan, est soupçonné d'avoir participé à un complot pour perpétrer des attentats à Londres et au Canada. Les policiers de la Gendarmerie royale du Canada l'ont arrêté chez lui, à Ottawa, en mars 2004, et ont perquisitionné à son domicile et à son lieu de travail.

    M. Khawaja aurait entretenu une correspondance par Internet avec ses présumés complices avant de les rencontrer en personne dans un cybercafé à Londres. Il y aurait notamment rencontré un des suspects des attentats perpétrés à Londres en juillet 2005, selon des sources anonymes citées par le quotidien pakistanais Daily Times.

    Selon un rapport du Service canadien du renseignement de sécurité cité par plusieurs médias, le Canada compte de nombreux jihadistes canadiens bien scolarisés et très à l'aise avec l'informatique.

    Financement

    Internet pourrait faciliter le financement des groupes terroristes.

    Des organismes de charité et des ONG auraient ainsi utilisé leurs sites Internet pour recueillir des fonds afin de financer des groupes terroristes.

    Les terroristes utiliseraient également des systèmes non bancaires de transfert d'argent sur Internet, comme PayPal, selon le chercheur Benoît Gagnon, de la chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, à Montréal. Ils profiteraient en outre de la législation permissive de certains paradis informatiques.

    Identification de cibles

    Internet fourmille de renseignements sur des cibles potentielles pour les terroristes. « En utilisant ouvertement des sources publiques et sans recourir à des moyens illégaux, il est possible de recueillir au moins 80 % de l'information dont nous avons besoin sur l'ennemi. » Cet extrait d'un manuel d'Al-Qaïda trouvé en Afghanistan se trouve en exergue d'une note de service envoyée par le département de la Défense des États-Unis à ses webmestres, en janvier 2004, les invitant à s'assurer de ne pas publier des informations stratégiques.

    Selon le chercheur israélien Gabriel Weinmann, l'examen d'ordinateurs saisis montre que des membres d'Al-Qaïda ont téléchargé les plans d'un barrage et qu'ils pouvaient y simuler des catastrophes, et que d'autres fréquentaient des sites relatifs aux réseaux de transport, de communication, ou encore de distribution d'eau et d'électricité.

     


     
    Mise à jour le vendredi 1 septembre 2006 à 9 h 13

    Le Canada après le 11 septembre

     

    Mise à jour le vendredi 1 septembre 2006 à 9 h 14

    Le Canada après le 11 septembre

    Lutter contre le terrorisme dans le cyberespace

    Journaliste : Kamel Bouzeboudjen et Isabelle Montpetit

    Internet ne met pas à l'abri des lois. Le Code criminel canadien interdit d'ourdir un complot pour commettre des attentats, au Canada ou dans un autre pays, ou de publier de la propagande haineuse, que ce soit sur Internet ou par un autre moyen.

    Site Internet

    Mais pour qu'une personne soit condamnée en vertu du Code criminel, il faut réunir des preuves très précises, à la fois de l'acte criminel lui-même et de l'intention de commettre l'acte criminel.

    En juillet 2005, la Cour suprême du Canada a ainsi acquitté René Hamilton, un Canadien accusé d'avoir incité au crime en vendant sur Internet des recettes pour fabriquer des bombes. La Cour a jugé que la preuve ne montrait pas que cet homme conseillait aux acheteurs de ces recettes de commettre un acte criminel en posant des bombes, ni qu'il souhaitait qu'un tel geste soit commis.

    Plusieurs sites où l'on trouve des méthodes pour fabriquer des explosifs prennent d'ailleurs la peine d'avertir les internautes de ne pas utiliser ces méthodes.

    La propagande haineuse sur Internet est également interdite en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne.

    La Loi antiterroriste de 2001 permet maintenant aux tribunaux d'ordonner la suppression de la propagande haineuse sur Internet. Elle facilite également la recherche de renseignements sur des activités terroristes, notamment par la surveillance électronique.

    Aux États-Unis, les tribunaux ont tendance à protéger la liberté d'expression. Certains sites jihadistes extrêmement virulents à l'égard de ce pays peuvent ainsi y être hébergés en toute impunité.

    Les vigiles antijihadistes

    Plutôt que d'utiliser la voie juridique, longue, coûteuse et incertaine, contre le cyberjihad, certaines organisations choisissent des voies plus indirectes.

    Des cyberpirates réussissent parfois à détourner des sites. Par exemple, le contenu du site d'un groupe radical pakistanais a été récemment remplacé par du texte qui fait l'éloge de « la guerre contre le terrorisme ».

    D'autres choisissent de faire pression sur les fournisseurs de services Internet.

    Mise à jour le vendredi 1 septembre 2006 à 9 h 14

    Le Canada après le 11 septembre


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    Matane Lighthouse

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    Hyperliens

    À consulter sur radio-canada.ca

    Al-Qaïda: la multinationale du terrorisme

    Guantanamo: la prison de la honte

    Le 11 septembre 2001

    Sites et documents gouvernementaux

    Protéger une société ouverte: Politique canadienne de sécurité nationale

    Loi antiterroriste canadienne

    Liste des groupes terroristes reconnus par le Canada

    Ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada

    Site consacré à la présence canadienne en Afghanistan

    Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)

    Centre de la sécurité des télécommunications (CST)

     



    AMQUI  .

     


     

     

     

     

     

     

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    6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:57

     

    Des infrastructures à protéger

    Journaliste : Nicolas Duguay

    Le centre-ville de New York était encore enseveli sous la poussière des défuntes tours du World Trade Center que déjà, des Américains influents accusaient le Canada d'avoir servi de point de passage aux terroristes qui venaient de les frapper.

    Sécurité accrue au tribunal de Brampton

    Photo: La Presse Canadienne /Nathan Denette

    Des commentateurs de la droite conservatrice enragés contre notre « libéralisme » aux politiciens modérés comme la sénatrice Hillary Clinton, les accusations n'ont pas manqué de fuser en direction d'Ottawa. Il s'est avéré, cependant, que ces accusations, comme bien d'autre chose lors qu'on se penche sur la question du terrorisme, tenaient du mythe.

    L'ancien ministre des Transports dans le gouvernement Martin, Jean Lapierre, estimait d'ailleurs, dans une entrevue à La Presse, qu' « une paranoïa s'est installée dans leur esprit », avant d'ajouter que « Déjà, le 11 septembre 2001, il y avait une présomption de négligence de la part du Canada. Cette perception selon laquelle le Canada est une passoire est restée longtemps même si les faits ont démontré que tout s'était passé sur leur territoire. »

    Qu'à cela ne tienne, au lendemain des attentats islamistes, le Canada fut forcé, ne serait-ce que pour rassurer ses voisins américains, d'investir des centaines de millions de dollars pour renforcer la sécurité de ses infrastructures.

     


     
     

    Une frontière qui se matérialise

    Journaliste : Nicolas Duguay

    La frontière terrestre canado-américaine n'est pas seulement la plus longue du monde, mais elle est aussi, tout au long de ses 4000 kilomètres, le point de passage le plus riche et le plus convivial que l'on puisse trouver.

    Frontière canado-américaine

    Photo: La Presse Canadienne /David Duprey

    Mais cette réalité s'est effondrée avec les tours new-yorkaises et bientôt, en 2008, on exigera pour entrer aux États-Unis un passeport ou une quelconque carte d'identité hypersécurisée.

    Déjà, les voyageurs peuvent constater un accroissement considérable des temps d'attente pour franchir la frontière. Et pour l'industrie du camionnage - n'oublions pas que c'est un camion toutes les deux secondes qui franchit l'un ou l'autre de 119 postes frontière - le temps, plus que jamais, c'est de l'argent.

    Cinq ans après le fameux 11 septembre, les camionneurs constatent que la situation, intenable les deux premières années, s'est sensiblement améliorée. Selon une étude récente de Transports Canada, alors qu'il fallait tout au plus trente minutes pour franchir la frontière avant ce triste septembre 2001, le temps d'attente moyen imposé aux camionneurs est actuellement d'une heure à une heure et demie.

    Pour l'industrie canadienne du camionnage, toute cette attente, ça coûte cher, très cher. Depuis 2001, le surcoût auquel les camionneurs doivent faire face en raison des mesures de sécurité américaines est estimé à environ 290 millions de dollars par année.

    Douanes Canada-USA

    Pour l'industrie touristique, si, cinq ans plus tard, la situation s'est tranquillement normalisée, l'impact de l'imposition de documents précis pour passer la frontière devrait avoir, selon plusieurs acteurs importants du milieu, l'effet d'une bombe...

    Un sondage mené auprès des Américains vivant à proximité de la frontière canado-américaine indique d'ailleurs que plus du tiers d'entre eux ne visiteront plus le Canada s'ils doivent se munir de documents sécurisés pour retraverser la frontière.

    L'industrie touristique canadienne, elle, déjà durement touchée par la vigueur du dollar canadien, craint de perdre des millions dès 2008.

    Et les efforts du gouvernement canadien pour convaincre l'administration Bush de faire marche arrière ne se sont soldés, jusqu'ici, que par des échecs.

    Quelques données

    La frontière de 4000 kilomètres est contrôlée par 119 postes frontaliers.

    Environ 1,9 milliard de dollars de biens et de services passent la frontière chaque jour, dont 70 % par camion. Quelque 92 millions de personnes traversent la frontière chaque année, dont 70 millions par la route.

    Les coûts aux frontières (mesures de sécurité et de contrôle) représentent une augmentation de 2,7 % pour le prix des marchandises.

    Le Canada et les États-Unis travaillent actuellement au développement d'une « frontière intelligente », grâce à laquelle la collaboration dans l'identification des personnes et des marchandises à risque élevé permettra de dédouaner plus facilement des marchandises présentant peu de risques pour qu'ils passent la frontière plus rapidement.

     

     

     

     


     

    Frontière canado-américaine 

     

    Douanes Canada-USA

     

     


     

     

      

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 24

    Le Canada après le 11 septembre

    Des milliers de kilomètres de côtes

    Journaliste : Nicolas Duguay

    S'il y a un maillon faible dans la chaîne de sécurité qui nous protège de la menace terroriste, la plupart des experts s'entendent pour pointer en direction du transport maritime.

    Un port nord-américain

    Photo: La Presse Canadienne /Mike Derer

    En effet, le secteur maritime a toujours été, et ce, depuis fort longtemps, réfractaire à tout type de contrôle étatique. Par sa nature même, sa structure est chaotique, et un navire battant sous un pavillon de complaisance, libérien par exemple, peut très bien appartenir à un armateur turc dont les bureaux sont à Londres, transporter de la marchandise marocaine à destination des États-Unis pour une entreprise française, le tout avec un équipage exclusivement philippin...

    Et les experts craignent que de tels navires - il y en a chaque jour des dizaines de milliers qui sillonnent les océans - puissent être utilisés pour commettre des attentats au moins aussi dévastateurs que ceux du 11 septembre 2001.

    Des spécialistes de la sécurité maritime redoutent aussi que des terroristes ne profitent de la porosité des vastes littoraux nord-américains pour échapper à tout contrôle frontalier et s'installer tranquillement au coeur de leur cible potentielle.

    Au Canada seulement, qui possède l'un des plus importants littoraux du monde, les autorités ont dépensé depuis septembre 2001 plus de 930 millions de dollars pour les seules initiatives sécuritaires maritimes.

    Des appareils sophistiqués de détection ont été installés dans les grands ports dans l'espoir de débusquer d'éventuelles armes de destruction massive cachées dans l'un ou l'autre des millions de conteneurs qui entrent, chaque année, au pays.

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 24

    Le Canada après le 11 septembre

     

     

     


     

     

    ferry-boat   Trois-Rivières  .


     

     


     

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 25

    Le Canada après le 11 septembre


     

    Le défi aérien

    Journaliste : Nicolas Duguay

    Le transport aérien est probablement le secteur économique qui a le plus écopé au lendemain des attentats de 2001. Selon l'Association internationale du transport aérien (ATSA), les transporteurs ont dû régler une facture supplémentaire de 5,6 milliards de dollars par année depuis le 11 septembre 2001 pour les seules mesures de sécurité.

    Sécurité dans les aéroports canadiens

    Photo: La Presse Canadienne /Aaron Harris

    Au pays, deux changements principaux ont été apportés depuis cette date fatidique. Premièrement, des détecteurs sophistiqués (et presque jamais utilisés) d'explosifs ont été installés dans les zones de manutention des bagages. Ensuite, la zone réglementée à l'intérieur de laquelle circulent aussi bien les employés de l'aéroport que les pilotes et le personnel des transporteurs a été mieux protégée, c'est-à-dire qu'on impose maintenant une carte d'identité sécurisée.

    Pour les passagers, essentiellement, le 11 septembre n'a entraîné qu'une augmentation notable des temps d'attente avant l'embarquement. Et une augmentation des restrictions sur ce qu'ils peuvent emporter dans la cabine.

    L'industrie elle-même semble s'adapter de mieux en mieux aux soubresauts sécuritaires. Le président du Conseil mondial du voyage et du tourisme, Jean-Claude Baumgarten, interrogé par la presse française, expliquait récemment qu'après le 11 septembre, « il a fallu trois ans à l'industrie pour remonter la pente. Après les attentats de Londres en juillet 2005, la situation est redevenue normale au bout de trois ou quatre mois. » Selon lui, le voyageur a maintenant intégré la notion de risque terroriste et accepte tout simplement de vivre avec en partant en voyage.

    Un blindé déployé à l'aéroport Heatrow de Londres

    Photo: La Presse Canadienne /Max Nash

    Un blindé déployé à l'aéroport Heatrow de Londres

    Preuve de cette acceptation, au Canada, les transporteurs aériens ont retrouvé depuis peu les chiffres observés avant 2001, et Air Canada, durement éprouvé par une série de calamité au tournant 2000, a renoué avec les profits.

    Les passagers, s'il faut en croire un sondage mené en mai dernier pour le compte de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), semblent avoir résolument confiance dans les dispositifs de sécurité mis en place depuis 2001.

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 25

    Le Canada après le 11 septembre

     

     

    AMQUI  aerial view .

     


     

     


     
     

     

     

    Chutes Montmorency Falls  .

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    6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:45

     

     

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2006/08/28/001-11sept-canada-1.shtml

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    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2006/08/28/001-11sept-canada-1.shtml

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    Qui sont-ils?

    Journaliste : Nicolas Duguay

    Actuellement, cinq personnes sont soumises à un certificat de sécurité. Trois d'entre elles sont emprisonnées, et deux sont astreintes à de très strictes conditions de remise en liberté.

    Mahmoud Jaballah

    Mahmoud Jaballah

    Mahmoud Jaballah (archives)

    Soupçonné par les autorités canadiennes d'être relié à un groupe terroriste égyptien nommé Al-Jihad, Mahmoud Jaballah, un Égyptien arrivé au pays en tant que demandeur du statut de réfugié en 1996, a fait l'objet d'un premier certificat de sécurité dès mars 1999. Plusieurs mois après qu'un juge eut invalidé ce certificat, l'estimant déraisonnable, les autorités délivrent un second certificat et ordonnent, en août 2001, la détention préventive de M. Jaballah.

    Mahmoud Jaballah, 44 ans, qui conteste la validité de ce second certificat, pourrait être expulsé vers l'Égypte. Il craint être torturé ou assassiné s'il est remis entre les mains des autorités égyptiennes.

    Les services de renseignements canadiens affirment que M. Jaballah représente un risque à la sécurité nationale en raison de ses liens avec des membres actifs d'Al-Jihad. Ce groupe terroriste oeuvre à l'instauration par la force d'un État islamique en Égypte.


     

    Mohamed Zeki Mahjoub

    Mohamed Zeki Mahjoub

    Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

    Mohamed Zeki Mahjoub

    Mohamed Mahjoub, ingénieur égyptien demandeur depuis 1995 du statut de réfugié au Canada, est soupçonné par les services de renseignements d'être un haut dirigeant d'un groupe terroriste islamiste lié à Al-Qaïda et appelé l'Avant-garde de la conquête. Selon le SCRS, M. Mahjoub aurait même pris part à des actions terroristes.

    Avant de s'établir au Canada, Mohamed Mahjoub aurait travaillé au Soudan en tant qu'administrateur d'une importante ferme exploitée par Oussama ben Laden pour, essentiellement, recueillir des fonds. On reproche aussi à M. Mahjoub d'avoir eu des contacts avec un ressortissant irakien réputé pour être le principal fournisseur d'armes de destruction massive de Ben Laden. Lors de son arrestation en mai 2000, M. Mahjoub était en possession du numéro de téléphone du trafiquant.


     

    Hassan Almrei

    Hassan Almrei

    Hassan Almrei

    Hassan Almrei est un ressortissant syrien arrivé au Canada en 1999 qui a obtenu le statut de réfugié un an plus tard. En octobre 2001, il est incarcéré en vertu d'un certificat de sécurité, délivré à la suite d'une enquête des services secrets canadiens qui estiment qu'il représente une menace à la sécurité nationale.

    Ottawa soupçonne M. Almrei, 32 ans, d'être membre d'un réseau international de faussaires et d'être un militant islamiste formé à la lutte terroriste dans des camps d'Al-Qaïda en Afghanistan. En fait, Hassan Almrei reconnaît avoir pris part à la « guerre sainte » en Afghanistan et au Tadjikistan au cours des années 1990, mais il explique qu'il ne croit pas en le « djihad de Ben Laden. »

    Hassan Almrei a fait une longue et très médiatisée grève de la faim, durant l'été 2005, afin d'obtenir une amélioration de ses conditions de détention. Le Syrien s'est attiré la sympathie de plusieurs personnalités canadiennes, dont Alexandre Trudeau, fils de l'ancien premier ministre, et l'écrivaine Naomi Klein.


     

    Mohamed Harkat

    L'Algérien de 37 ans est entré au Canada en 1995 grâce à un faux passeport saoudien. Deux ans plus tard, en 1997, il obtient son statut du réfugié et s'installe à Ottawa pour y travailler comme livreur de pizza.

    Mohamed Harkat

    Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

    Mohamed Harkat

    Toutefois, les choses se gâtent pour Mohamed Harkat lorsqu'il est arrêté par les autorités canadiennes, en décembre 2002, en raison de l'émission d'un certificat de sécurité le concernant.

    Les services de renseignements canadiens redoutent que M. Harkat ne soit, en fait, un agent dormant d'Al-Qaïda, installé au pays dans l'attente d'un ordre de mission pour y commettre un attentat terroriste.

    Les autorités canadiennes allèguent que Mohamed Harkat aurait été vu dans un camp d'entraînement d'Al-Qaïda en Afghanistan. Il aurait aussi, toujours selon le SCRS, été vu en compagnie d'un dirigeant canadien d'Al-Qaïda, Ahmed Khadr. M. Harkat soutient n'avoir rencontré Ahmed Khadr qu'une seule fois, et qu'il ne lui a pratiquement pas parlé pendant les cinq heures qu'ils ont passé seuls, en voiture entre Ottawa et Toronto.

    Il aurait aussi été reconnu formellement par un lieutenant d'Oussama ben Laden, Abu Zubaydah. Les avocats de M. Harkat estiment que les aveux de Zubaydah n'ont aucune valeur puisqu'obtenus sous la torture d'agents de la CIA.

    M. Harkat a été libéré, à l'été 2006, après quatre ans d'emprisonnement, mais il doit se conformer à de très strictes conditions, dont l'obligation de porter un bracelet électronique en tout temps et de ne sortir de son domicile que quelques heures par semaine, toujours accompagné.

    Un ordre d'expulsion a été lancé contre lui par le gouvernement canadien voilà quelques semaines. M. Harkat craint être tué ou torturé s'il est renvoyé vers son pays d'origine.


     

    Adil Charkaoui

    Adil Charkaoui (archives)

    Adil Charkaoui, un ressortissant marocain de 32 ans établi au Canada depuis 1995, est arrêté par les autorités canadiennes en vertu d'un certificat de sécurité le 22 mai 2003.

    Selon Ottawa, Adil Charkaoui est un membre du Groupe islamique combattant marocain, une organisation terroriste associée à Al-Qaïda et à qui on attribue les attentats de Casablanca en 2003 et ceux de Madrid, en 2004. Il est plus précisément soupçonné d'avoir acheminé au groupe 2000 $ et un ordinateur portable.

    Les services secrets pensent aussi qu'il a subi un entraînement aux techniques terroristes dans un camp d'Al-Qaïda en 1998.

    En février 2005, après plus de 21 mois d'incarcération, Adil Charkaoui est remis en liberté par un juge de la Cour fédérale qui lui impose néanmoins de strictes conditions.

    Un témoignage

    Aujourd'hui encore, Adil Charkaoui se dit innocent et conteste la constitutionnalité des certificats de sécurité. « Je ne veux pas seulement la liberté, mais la justice », répète-t-il. Plusieurs organisations de défense des droits de la personne lui ont manifesté leur soutien.


     

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    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 17 h 37

    Le Canada après le 11 septembre

    Rencontre avec Adil Charkaoui

    Journaliste : Sophie-Hélène Lebeuf

    Entrevue réalisée en septembre 2005

    « Je ne veux pas seulement la liberté, mais la justice. »

    Adil Charkaoui

    Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

    La liberté, Adil Charkaoui l'a obtenue sous conditions en février 2005 après avoir été emprisonné pendant près de deux ans en vertu d'un certificat de sécurité. Les autorités canadiennes soupçonnent ce résident permanent d'origine marocaine, arrivé au pays en 1995, d'appartenir à un réseau terroriste relié à Al-Qaïda.

    Mais l'homme de 32 ans, père de deux enfants, clame son innocence et conteste la validité du procédé qui a mené à sa détention. Il a rallié à sa cause de nombreux appuis et est devenu, pour plusieurs, un symbole de la lutte pour les droits de la personne.

     

     

    Le 22 mai 2003, après avoir reconduit sa femme enceinte et sa fillette de deux ans chez un membre de leur famille, la vie d'Adil Charkaoui bascule. Il circule sur l'autoroute en direction de l'université lorsqu'il est encerclé par plusieurs voitures de services gouvernementaux. Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de l'Agence des services frontaliers du Canada, du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), de la Sûreté du Québec, de la police de Montréal et d'Immigration Canada l'arrêtent en vertu d'une mesure exceptionnelle de la loi sur l'immigration. « Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait », dit-il.

    L'une des comparutions en cour d'Adil Charkaoui


    Ce n'est qu'une fois à la prison de Rivière-des-Prairies qu'il apprend l'existence du certificat de sécurité délivré à son endroit. « La télé était allumée », se rappelle-t-il. Ils parlaient de l'arrestation d'un agent d'Al-Qaïda, Adil Charkaoui. Moi, j'étais vraiment sidéré. »


    Ces certificats de sécurité, une procédure qui permet d'expulser vers leur pays d'origine les personnes soupçonnées de menacer la sécurité nationale canadienne, Adil Charkaoui les définit plutôt comme des certificats de « culpabilité ». « Il est presque impossible de gagner contre cette loi », déplore-t-il. Détention sur la base de soupçons, divulgation d'une partie seulement de la preuve à l'accusé : « c'est un simulacre de procès, c'est une vraie parodie », s'insurge-t-il. « C'est vraiment du vrai Kafka. »


     

    Adil Charkaoui obtient une libération conditionnelle en février 2005. « La liste [de restrictions] est vraiment longue », soupire-t-il. Un parent doit l'accompagner s'il sort de chez lui, il doit respecter un couvre-feu (entre 20 h 30 et 8 h), il doit se soumettre à plusieurs interdictions: il ne peut quitter l'île de Montréal, utiliser un ordinateur, utiliser un autre téléphone que celui de son domicile, entrer en contact avec des personnes ayant un casier judiciaire de même qu'avec plusieurs individus dont le nom figure sur une liste. Un précédent dans une cause d'immigration, il porte également un bracelet de surveillance électronique - qu'il décrit comme un « bracelet de la honte ». « Le comité onusien sur la détention arbitraire a bien dit [...] que le Canada n'avait pas le droit de me traiter comme un criminel », rapporte-t-il.

    « Quand on ne peut pas toucher ses enfants, sa femme, sa famille, qu'il y a une vitre entre nous et les êtres qui nous sont chers, c'est incroyable, c'est à en devenir fou », se plaint-il. Il y a aussi ces « petits détails », comme « ne pas pouvoir respirer l'air frais ». Une dette que doivent payer les criminels envers la société, mais une injustice difficile à « digérer » lorsqu'on est innocent, soutient-il. Ce qu'il trouve le plus difficile, c'est toutefois « le regard des autres », ne sachant pas s'il doit y lire de l'empathie ou de la suspicion.


    Dans la mire du SCRS


    Les services de renseignements soupçonnent Adil Charkaoui d'être un membre du Groupe islamique combattant marocain, associé à Al-Qaïda et à qui on attribue les attentats de Casablanca en 2003 et ceux de Madrid, en 2004. Il est plus précisément soupçonné d'avoir acheminé au groupe 2000 $ et un ordinateur portable.

    Une victime des attentats terroristes de Madrid, en 2004


    Il réfute ces allégations et s'est soumis avec succès au détecteur de mensonges: il a notamment nié appartenir à un réseau terroriste, avoir participé à un camp d'entraînement terroriste ou à tout complot avec un ou des membres d'Al-Qaïda. « Je n'ai rien à me reprocher », affirme Adil Charkaoui.

    Se basant sur les très rares éléments de preuve que lui a remis le tribunal, il explique l'intérêt des autorités à son égard par son « profil ». « C'était clair que j'avais le profil d'un agent dormant: j'étais arabe, musulman [...], parlant plusieurs langues, étudiant au niveau universitaire, marié, propriétaire d'un restaurant, pratiquant les arts martiaux. Ça, ce sont les fameux soupçons du SCRS, plus certains contacts avec des membres de ma communauté dans des mosquées. C'était assez pour eux pour que je devienne un danger à la sécurité nationale. »

    Pendant sa détention, il a dénoncé le terrorisme dans deux lettres ouvertes. « J'ai condamné toutes les formes de terrorisme, terrorisme d'État y compris. J'ai condamné l'instrumentalisation de la peur par certains gouvernements pour aller spolier les richesses d'autres pays. J'ai condamné tous les attentats, que ce soit dans les pays musulmans ou en Occident. »


    Évoquant par exemple les attentats commis par l'Armée républicaine irlandaise ou par l'ETA en Espagne, il déplore l'équation faite par certains après les événements du 11 septembre 2001. « C'est fou de dire qu'islam égale terrorisme. L'islam, c'est une religion de paix. S'il y a des gens mal intentionnés, ou s'il y en a d'autres qui veulent absolument instrumentaliser la terreur puis faire de Ben Laden le porte-parole de tous les musulmans, je pense que c'est détourner les choses de leur vrai sens. »


    Big Brother contre Lester B. Pearson

    A-t-il peur qu'un attentat frappe le Canada? « Sincèrement pas », affirme Adil Charkaoui, tout en reconnaissant la pertinence de mesures de sécurité. « Je pense que tous les États ont le droit à la sécurité, ils doivent se protéger contre la menace terroriste ou contre la criminalité de tout genre », admet-il. Mais il argue que cette lutte doit respecter les fondements d'un État démocratique.

    Le 11 septembre 2001 vu du Canada

    Photo: AFP/J.P. Moczulski

    « N'oublions pas que le Canada est connu dans le monde arabe, dans le monde musulman, en Afrique, en Asie, comme le Canada de Lester B. Pearson [premier ministre (1963-1968)], comme le Canada des missions de maintien de la paix, poursuit-il. Il estime que le Canada doit préserver sa réputation et ne pas « [emboîter] le pas à d'autres pays qui ont saisi l'occasion des attentats du 11 septembre pour légiférer des lois draconiennes, pour bafouer les droits et libertés, pour créer le monde de 1984 de George Orwell, Big Brother ».

    Sur l'affaire Maher Arar, ce Canadien d'origine syrienne expulsé par les États-Unis vers son pays d'origine, et qui soutient avoir été contraint d'avouer sous la torture des liens avec Al-Qaïda, Adil Charkaoui dit y avoir trouvé des échos à sa propre expérience. « Au début, quand j'ai été arrêté, j'ai dit que c'était une mesure de rétorsion de la part des services secrets canadiens, [qui] m'ont dit clairement que si je ne travaillais pas pour eux, ils allaient me renvoyer vers la torture, et que là, je n'aurais pas le choix. »

    Selon lui, « l'affaire Arar a été la pointe de l'iceberg, mais il y a eu d'autres cas ».


    Rendez-vous en cour

    Adil Charkaoui a vu sa cause surgir à plusieurs reprises devant les tribunaux canadiens au cours des derniers mois. Cour fédérale du Canada, Cour d'appel fédérale, Cour suprême... Advenant la révocation du document qui le vise, il compte mener tout de même son « ultime bataille » devant le plus haut tribunal du pays pour faire abolir ces certificats de sécurité « injustes ». « Je ne veux pas seulement la liberté, je veux la justice », affirme Adil Charkaoui.

    Adil Charkaoui

    Adil Charkaoui

    « J'ai espoir », confie-t-il. « On ne peut pas crier victoire trop tôt », mais certains « indices » le rassurent, comme les positions de groupes onusiens, l'un contre la détention arbitraire et l'autre contre la torture, qui s'inquiètent des certificats de sécurité. Il se réjouit également de la déclaration de la haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Louise Arbour, qui a estimé, à l'été 2005, que la Cour suprême du Canada devrait revoir la décision qui autorise, « dans des circonstances exceptionnelles », l'expulsion d'individus soupçonnés de terrorisme vers des pays où ils risquent la torture. « Tout ça concorde, nous amène un vent d'espoir, un vent de changement », dit-il.

    Ce qu'il réclame, c'est que les accusés soient entendus « par un tribunal juste et indépendant ». « Je veux être traité comme tous les Canadiens, comme tout être humain », réclame-t-il. « Je veux avoir le droit à la liberté, à la présomption d'innocence, [le] droit d'avoir les preuves qui sont déposées contre moi, [le] droit d'avoir un appel, [le] droit de ne pas être renvoyé vers la torture, le droit d'être traité comme un être humain. Pas plus ».

    Un beau débat en perspective pour la justice, qui devra définir le fragile équilibre entre les droits de la personne et la sécurité nationale.

     

     

     

     

     



     

     

     

     
     
     
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:42

     

    La Cour suprême appelée à trancher

    Journaliste : Nicolas Duguay

    En juin dernier, le plus haut tribunal du pays a commencé à entendre les arguments des avocats de trois des cinq individus actuellement sous le coup d'un certificat de sécurité.

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    Ces derniers, appuyés de nombreux groupes de défense des libertés civiles, voudraient faire invalider les certificats, estimant qu'ils violent les droits fondamentaux prévus dans la Constitution canadienne.

    Les avocats du fédéral ont plaidé leur cause devant la Cour suprême du Canada.

    Où se situe la frontière entre l'impératif de protection des citoyens et celui du respect des droits de la personne?

     Ou bien, en fait, et c'est là que réside le point le plus litigieux, que faire lorsque la défense de l'un de ces impératifs empiète sur l'intégrité de l'autre?

     

    Pour les opposants aux certificats de sécurité, cette mesure ressemble à du racisme d'État ou encore à des mesures répressives dignes des plus sombres régimes.

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    Selon eux, rien ne justifie que l'on puisse incarcérer un individu sans, pour cela, déposer des accusations en bonne et due forme, ni sans permettre à l'accusé ou à son avocat de connaître la preuve de l'accusation.

    Le gouvernement rétorque que la divulgation de la preuve pourrait dans certains cas mettre en péril ses sources ou ses agents infiltrés encore actifs.

    Quant au droit de demeurer indéfiniment sur le territoire canadien, les avocats du gouvernement fédéral estiment qu'il n'appartient qu'aux seuls citoyens canadiens. Ottawa affirme que c'est sa prérogative, en tant que nation souveraine, de choisir qui s'installe au pays.

    Prison à Kingston

    D'ailleurs, le gouvernement explique que si l'incarcération des cinq hommes se prolonge depuis plusieurs mois, voire des années, c'est essentiellement de leur propre faute.

     

    En effet, il est permis aux individus visés par un certificat de sécurité de mettre un terme en tout temps aux procédures et d'être libérés sur-le-champ en acceptant tout simplement de quitter le Canada.

    Si la procédure est tellement longue pour les cinq musulmans, c'est parce qu'ils ont décidé d'épuiser tous les recours que leur permet le système judiciaire canadien.

     

    Historiquement, la vingtaine d'individus visés par des certificats depuis 1991 ne sont demeurés incarcérés, sauf rares exceptions, qu'en moyenne huit mois, après quoi ils ont quitté le pays.

    Les opposants aux certificats rétorquent que les individus déportés risquent la torture, voire la mort, s'ils retournent dans leurs pays d'origine. Ainsi, toujours selon les défenseurs des droits de la personne, Ottawa devrait exclure de déporter quiconque vers un pays où il sait qu'un risque de torture ou de mort existe.

    L'ennui, c'est qu'ainsi, la détention provisoire devient alors indéfinie et, là, il y a un sérieux problème dans la constitutionnalité du processus.

     

     


     

     

     


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    6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:40

     

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 13 h 08

    Le Canada après le 11 septembre

    Les certificats de sécurité

    Journaliste : Nicolas Duguay

     

    Le certificat de sécurité est fort probablement la mesure la plus controversée de l'arsenal juridique du gouvernement pour combattre le terrorisme en ce qu'il se trouve, justement, à la frontière extrême du droit canadien et de la Charte canadienne des droits et libertés.

    Un policier de la GRC à la Cour supreme du Canada

    Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

    Cette mesure, aussi controversée qu'elle soit, n'en demeure pas moins exceptionnelle, seulement cinq certificats ayant été accordés depuis septembre 2001. Entre janvier 1991 et octobre 2003, en fait, c'est 27 certificats de sécurité qui ont été délivrés au pays. Trois d'entre eux ont été annulés par les tribunaux, mais l'un des individus visés par cette mesure a été l'objet, par la suite, d'un second certificat.

    En vertu d'un tel certificat, une mesure qui fait partie de la législation canadienne depuis 1978, le Canada peut emprisonner ou expulser du pays un résident permanent ou un étranger qui représenterait une menace à la sécurité nationale.

    Cette procédure ne découle pas de la Loi antiterroriste, mais bien de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. Et contrairement à un ordre d'expulsion traditionnel, Ottawa peut garder le secret sur le détail de sa preuve, prétextant la sécurité nationale ou la protection de sources.

    Un certificat de sécurité n'est délivré que si le gouvernement doit protéger certains renseignements pour des raisons de sécurité nationale.

    Depuis l'instauration de la mesure, des certificats de sécurité ont été délivrés aussi bien à de présumés terroristes islamistes qu'à des espions russes, des terroristes sikhs, des extrémistes tamouls, des terroristes arabes laïques ou encore à un extrémiste de droite, Ernst Zundel.

     


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    6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:30

     

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    L'épreuve du feu

    Journaliste : Nicolas Duguay

    S'il est un endroit où la « guerre au terrorisme » est concrète, dans tout ce qu'elle a de sanglant et d'impitoyable, c'est bien au détour d'une quelconque piste afghane où ont été tués, jusqu'ici, près d'une trentaine de soldats canadiens.

    Soldats canadiens cantonnés en Afghanistan

    Photo: AFP/JOHN D MCHUGH

    Soldats canadiens cantonnés en Afghanistan

    Le bilan de cette mission, s'il peut être en partie établi en comptant les nombreux soldats canadiens morts ou blessés, doit aussi être considéré d'un point de vue symbolique. En effet, en envoyant des militaires canadiens chasser les talibans et autres extrémistes musulmans en Afghanistan, le gouvernement canadien a accepté de facto de rompre l'image de soldat de la paix accolée à nos soldats.

    En octobre 2001, dans la foulée de la « réponse » américaine aux attentats de New York et de Washington, le gouvernement de Jean Chrétien ordonne le déploiement d'un contingent canadien en Afghanistan, le plus important déploiement militaire canadien depuis la guerre de Corée, dans les années 50.

    Les soldats canadiens, envoyés initialement pour aider les États-Unis à renverser le régime taliban et à mettre la main sur le chef terroriste saoudien Oussama ben Laden, sont rapidement chargés, après la chute des talibans, de sécuriser la capitale, Kaboul. Près de quatre ans plus tard, alors que les États-Unis se sont enlisés dans le bourbier irakien, Ottawa ordonne le déploiement de ses soldats vers la région de Kandahar.

    Et c'est toujours là que nous en sommes aujourd'hui.

    Petit à petit, les Canadiens ont appris à s'habituer aux annonces de nouvelles attaques contre des patrouilles canadiennes, à des attentats-suicides contre ses troupes, à des corps de jeunes militaires qui rentrent au pays. Les plus récents sondages indiquent que les Canadiens sont toujours fortement divisés sur cette mission, la moitié appuyant les troupes, l'autre demandant leur retrait.

    Militaires canadiens en Afghanistan

    Soldats canadiens en Afghanistan (archives)

    Et les explosions afghanes soulèvent de la poussière jusque sur la colline du Parlement où l'engagement canadien sera assurément au coeur des débats lors de la reprise des travaux, cet automne.

    Déjà, des députés se demandent ouvertement à quoi peut bien servir la présence canadienne en Afghanistan. « À quoi sert tout ça? Comment cela finira-t-il? Quels sont les objectifs de la mission et réussira-t-on à les atteindre? », s'interroge d'ailleurs la porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de Défense, Dawn Black.

    Si certains experts estiment que le vainqueur du conflit sera, en définitive, celui qui aura fait preuve de plus d'endurance, d'autres observateurs croient que jamais les troupes canadiennes ne viendront à bout de la guérilla talibane.

    « Vous savez qui a été le dernier à conquérir l'Afghanistan? Alexandre le Grand, en 300 avant Jésus-Christ. Vous croyez pouvoir le faire? Alors bonne chance! », a confié à ce propos au Globe and Mail un important informateur des services canadiens de renseignement, Mubin Shaikh.

    La terrible raclée qu'y ont subie les troupes soviétiques dans les années 80, souvent face aux même combattants qu'affrontent aujourd'hui les Canadiens, ne peut en ce sens qu'appuyer les propos de M. Shaikh.

    Et si la présence de soldats canadiens en Afghanistan peut contribuer au maintien, à bout de bras, d'un président Karzaï qui a ouvertement affiché ses sympathies pour l'administration Bush, il n'en demeure pas moins, en contre-partie, que pour des milliers d'Afghans, le militaire canadien qu'il croise, le doigt sur la gâchette, a bien peu à voir avec ce que Michel Vastel appelle le « rôle pacificateur traditionnel » du soldat canadien qui aide à la reconstruction de l'espace démocratique.

    Dans une entrevue récente accordée à L'Actualité, le spécialiste des questions stratégiques Charles-Philippe David expliquait à ce propos qu'en alignant notre politique étrangère sur celle des États-Unis, dénoncée dans le monde, le Canada s'expose davantage à la menace terroriste.

     


     
     
     
     

     

     

     

     

     
     
     
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    6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 19:24

     

     

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 06

    Le Canada après le 11 septembre

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    Journaliste : Nicolas Duguay

    Voilà maintenant cinq ans que le terrorisme s'est brusquement placé au centre de l'actualité, que cette réalité que l'on croyait confinée à certaines parties éloignées du monde nous a rejoints dans notre quotidien.

    Le 11 septembre 2001 vu du Canada

    Photo: AFP/J.P. Moczulski


     

    Avant ce réveil brutal du 11 septembre 2001, le terrorisme était d'abord et avant tout, pour la plupart des Canadiens, un phénomène politique exotique.

    Un phénomène à ranger sous la même enseigne que les famines, sécheresses et autres guerres civiles qui ne s'approchent des Canadiens que par le truchement du Téléjournal...

    Depuis lors, les Canadiens ont assisté au changement radical de l'environnement sécuritaire.

     

    Du jour au lendemain, la population canadienne s'est mise à croire qu'elle pouvait elle aussi être ciblée par la fureur terroriste.

     Elle s'est rendu compte, surtout, qu'être Canadien ne veut pas nécessairement dire être apprécié partout dans le monde et que, pour des milliers de gens, être Canadien, c'est d'abord et avant tout être Occidental.

    Avec tout ce que ça implique.

    Cependant, une fois la poussière retombée, une fois la stupeur du choc initial passée, quelques voix se sont élevées pour s'interroger sur ce nouveau climat qui n'a peut-être rien à voir, comme le suggère le titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques, Charles-Philippe David, avec une réalité dans laquelle la menace terroriste ne serait pas véritablement plus importante aujourd'hui que par le passé.

    Caméra de surveillance

    Est-ce que le simple fait que New York se trouve à quelques heures de route de la frontière canadienne fait vraiment du Canada une cible?

    Et si l'environnement terroriste canadien n'avait pas changé tant que ça depuis le 11 septembre 2001?

    Et si c'était surtout l'environnement sécuritaire qui avait connu les plus grands bouleversements?

    En effet, malgré des menaces, malgré l'envoi de troupes canadiennes en Afghanistan,

     malgré les similitudes idéologiques entre le gouvernement Harper et le gouvernement Bush, malgré tout ce qui, selon plusieurs experts, faisait de nous des cibles de choix, le Canada n'a pas, jusqu'ici, été directement frappé par le terrorisme islamiste.

     

    Bien entendu, pour certains, ce sont les milliards de dollars investis dans la « course à l'antiterrorisme » qui ont porté fruit.

    Ce sont les mesures de sécurité accrues dans les aéroports, aux frontières, dans les grands édifices, se sont tous ces détecteurs et caméras qui se sont avérés, finalement, efficaces.

    Passeport

    Pour d'autres cependant, l'absence d'attentats sur le sol canadien peut tout aussi bien vouloir dire que la menace réelle a été, somme toute, infime.

     

    Il y a bien eu quelques arrestations, comme celles des auteurs d'un présumé complot terroriste, l'été dernier dans la région de Toronto, qui fut présenté par le gouvernement Harper comme LA preuve que le Canada est une cible du terrorisme international.

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 06

    Le Canada après le 11 septembre


     

     
    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 22

    Le Canada après le 11 septembre

    Vers un équilibre sécuritaire

    Journaliste : Nicolas Duguay

    Depuis maintenant cinq ans, les autorités canadiennes et les principaux acteurs de la société civile tentent de trouver un point d'équilibre entre la lutte contre le terrorisme et le respect de tout ce qui fait du Canada un espace démocratique.

    Foule

    Photo: Luc Lavigne

    Comment, en effet, accorder dans la même réalité et sans trop de dissonances la démocratie, la liberté de circulation ou d'association à des concepts tels que la biométrie, le profilage, le certificat de sécurité et l'emprisonnement sans procès ni accusation?

    Comment peut-on garantir à tous les citoyens le respect de l'intégralité de leurs libertés lorsque l'appareil sécuritaire de l'État craint, souvent avec raison, que les terroristes ne se servent de ces mêmes libertés pour parvenir à leurs fins?

    En fait, puisqu'il est fort à parier que le monde ne changera pas d'ici peu et que la « guerre au terrorisme », qui donne aux soldats américains des allures de croisés, va, selon la plupart des observateurs sérieux, durer des années, c'est probablement sur des questions similaires que se jouera l'avenir de ce qu'on appelle la démocratie.

    Et là-dessus, le président américain George W. Bush voyait fort juste lorsqu'il affirmait, encore ébranlé par les attentats du 11 septembre 2001, que c'est essentiellement à la liberté que le terrorisme s'en prend.

    Mise à jour le jeudi 31 août 2006 à 12 h 22

    Le Canada après le 11 septembre


     

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    Combattre la terreur au pays

    Journaliste : Nicolas Duguay

    Le gouvernement canadien a massivement investi en ressources humaines et financières afin de protéger les Canadiens, et ce, sans relâche depuis 2001.

    Chinook-CH-47D

    Photo: Forces canadiennes

    Le premier budget conservateur de 2006 affecte à la seule question sécuritaire 1,4 milliard de dollars sur deux ans, sans compter les 5,3 milliards de dollars qui seront dépensés en cinq ans pour rééquiper les Forces canadiennes. Depuis septembre 2001, Ottawa a déjà consacré plus de 9 milliards de dollars au renforcement de la sécurité nationale.

    Ainsi, parmi les principales mesures canadiennes de lutte contre le terrorisme, on retrouve:

     

  • La création d'un comité national de sécurité: Celui-ci, s'apparentant à un cabinet de guerre formé d'une dizaine de ministres influents, a pour mandat de mieux coordonner les efforts de lutte antiterroriste ainsi que les stratégies de sécurité intérieure, en temps de paix comme de crise. Le comité est composé de représentants du ministère des Affaires étrangères, de la Justice, de la Défense, de l'Immigration et Citoyenneté, des Transports, des Finances, du Revenu et des Douanes, du bureau du Solliciteur général et des Affaires intergouvernementales;

     

     

  • L'adoption d'une loi antiterroriste: Cette nouvelle loi, destinée à doter le Canada d'outils efficaces pour combattre et punir les activités terroristes sur son territoire, comprend plusieurs mesures importantes. Comme, par exemple, l'insertion dans le Code criminel des principes d'arrestation et de détention préventive et l'abolition du droit au silence pour les témoins importants dans des affaires de terrorisme. La nouvelle loi donne aussi le pouvoir au ministre de la Défense de décréter au pays l'établissement de zones militaires sans approbation préalable des provinces. Cette loi accorde également des pouvoirs accrus à la GRC et au Service canadien du renseignement en matière de surveillance et de contrôle d'identité;

     

     

  • La hausse des budgets dévolus à la sécurité d'État: Investissement de 7,7 milliards de dollars sur cinq ans pour le renforcement de la sécurité intérieure et les services de renseignements; participation militaire canadienne de 750 millions de dollars à la guerre au terrorisme, ainsi que 2,2 milliards sur cinq ans pour le renforcement de la sécurité aérienne (données de 2005);

     

    Passeports canadiens

     

  • Une politique resserrée en matière d'immigration: Introduction d'une carte de résident permanent dotée d'une photo et d'une bande optique où sont stockés des renseignements nominatifs sur la personne. En vertu du projet de loi C-11, instauration de contrôles de sécurité accrus pour tous les demandeurs du statut de réfugié. Intensification des mesures de détention et d'expulsion pour les réfugiés refusés et les immigrants illégaux;

     

     

  • Le resserrement de la sécurité aux frontières: Recrutement de nouveaux agents de douanes aux postes frontaliers et mise en place de technologies permettant aux douaniers de traiter plus rapidement les informations sur un individu et de mieux les relier avec la GRC et les corps de police. Achat de matériel sophistiqué de détection d'explosifs dans les aéroports;

     

     

  • Une modification des lois sur la vie privée: Anciennement, les lois canadiennes ne permettaient pas la divulgation d'informations sur la vie privée des Canadiens. Or, la loi canadienne antiterroriste permet désormais la transmission de toutes sortes d'informations aux autorités policières américaines, dont les listes de passagers de tous les vols.

     

     


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