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QUEBEC CANADA

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Le samedi 03 juin 2006

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Philippe Couillard a insisté sur le fait que la capacité de payer des Québécois a ses limites.
Photo archives La Presse

 

Spécialistes: Couillard ferme la porte au « rattrapage »

Denis Lessard

La Presse

Québec

 

 

Même si Québec légifère pour décréter les salaires des médecins spécialistes, ces derniers n'hésiteront pas à recourir à des moyens de pression, menace le Dr Gaétan Barette, président de l'Association des radiologistes du Québec.

« Si le gouvernement veut légiférer, il faut qu'il comprenne que même avec une loi spéciale, cela va aller mal. Vous pouvez être assuré qu'il y aura tout de même des moyens de pression, une loi spéciale a ses limites, à moins que ce soit une dictature », lance le spécialiste.



« Les gens sont mécontents et ce sera très agressif. Les médecins, jeunes comme vieux, sont en joual vert », résume le Dr Barette.


Le radiologiste fait partie d'un groupe de spécialistes montréalais qui réclament que la Fédération des spécialistes (FMSQ) tienne la ligne dure avec Québec. « Mes actes ne valent pas moins que ceux de mon collègue au Nouveau-Brunswick », lance le Dr Barette, qui en profite pour préciser que son groupe, les radiologistes, ne sera pas favorisé si Québec et la FMSQ s'entendent sur de « nouveaux services » - d'autres groupes comme les radio-oncologues en profiteront davantage.

Jeudi, dans des « discussions informelles », le gouvernement a dit qu'il ne voulait pas de médiation, selon le Dr Barette. Hier la FMSQ, dans un communiqué, se contentait de dire qu'elle « attendait toujours la nomination d'un médiateur ». Les déclarations du Dr Barette « n'engagent pas la Fédération », a insisté plus tard Mme Dominique Drouin, porte-parole de la Fédération.

Le Dr Barette confirme que les porte-parole du gouvernement ont fait « des allusions » à un règlement devant obligatoirement survenir avant la fin de la session parlementaire, d'ici deux semaines. Lors d'une rencontre jeudi, le négociateur de la Santé, André Bergevin, a indiqué que Québec tenait à une conclusion avant l'ajournement de l'Assemblée nationale.


Rattrapage au rancart


Hier, à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, prévenait sans équivoque les 8000 médecins qui estiment que leurs honoraires sont de 40 % inférieurs à ce qui est payé dans d'autres provinces. « Nous voulons traiter les médecins avec équité, par rapport au reste du Canada, mais d'abord et avant tout par rapport à l'ensemble des contribuables du Québec et leur capacité de payer », a soutenu le Dr Couillard. « Il y a encore devant nous plusieurs jours » avant d'évaluer que la négociation ne permettra pas d'arriver à une entente, souligne-t-il.

Des sources proches du gouvernement indiquent que dès le lundi 12 juin le gouvernement Charest annoncera ses couleurs. Le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis, a eu à plusieurs occasions des problèmes avec ses motions de suspension des règles pour débattre de projets urgents.

Interpellé sur l'imminence d'une loi spéciale pour les spécialistes, M. Couillard s'est borné à dire que « le gouvernement doit être prêt à toute éventualité, à prendre ses responsabilités ». « On a l'intention de négocier très intensivement, c'est ce qu'il faut dire », a soutenu M. Couillard. « Ce qui se dit à la table de négociation, c'est de la négociation », se contente-t-il de dire quand on lui rappelle l'ultimatum lancé par son porte-parole devant les négociateurs des médecins. Cette semaine, il n'y a pas eu de négociations, convient-il, « il y a eu des discussions informelles ».


 

 

 

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Le mercredi 07 juin 2006

 

La pratique en cabinet privé menacée

Gilbert Leduc

Le Soleil   CYBERPRESSE   LE SOLEIL  

Québec

Les docteurs Denis Caron et Louis Godin ne se racontent pas d’histoires. Ils savent qu’ils ne feront pas brailler le peuple avec leurs demandes salariales et leurs négociations avec le gouvernement. Par contre, ils tiennent à sensibiliser le public qu’au rythme où vont les choses, les médecins risquent, de plus en plus, d’abandonner la pratique en cabinet.

« Pour faire fonctionner nos cabinets, nous devons gruger sur nos honoraires professionnels », raconte le Dr Denis Caron, radiologiste à l’Hôtel-Dieu de Québec. Il est aussi associé avec neuf autres collègues de l’hôpital au sein de la Clinique radiologique Saint-Louis, à Sainte-Foy.

« On ne continuera pas de payer de notre poche comme ça pendant bien longtemps. On va fermer et on travaillera exclusivement dans les hôpitaux », ajoute-t-il en mentionnant que les cabinets comme le sien contribuent à désengorger les hôpitaux.



Selon l’Association des radiologistes du Québec, les revenus bruts de ses 500 membres sont, en moyenne, de 407 000 $ par année. Ceux qui pratiquent en cabinet — la majorité des radiologistes travaillent à la fois dans les hôpitaux et les cabinets — doivent composer avec des dépenses annuelles d’environ 120 000 $.

Plus de détails dans la version papier du journal Le Soleil de jeudi.


 

 

 

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Le mercredi 07 juin 2006

 

La pratique en cabinet privé menacée

Gilbert Leduc

Le Soleil

Québec

Les docteurs Denis Caron et Louis Godin ne se racontent pas d’histoires. Ils savent qu’ils ne feront pas brailler le peuple avec leurs demandes salariales et leurs négociations avec le gouvernement. Par contre, ils tiennent à sensibiliser le public qu’au rythme où vont les choses, les médecins risquent, de plus en plus, d’abandonner la pratique en cabinet.

« Pour faire fonctionner nos cabinets, nous devons gruger sur nos honoraires professionnels », raconte le Dr Denis Caron, radiologiste à l’Hôtel-Dieu de Québec. Il est aussi associé avec neuf autres collègues de l’hôpital au sein de la Clinique radiologique Saint-Louis, à Sainte-Foy.

« On ne continuera pas de payer de notre poche comme ça pendant bien longtemps. On va fermer et on travaillera exclusivement dans les hôpitaux », ajoute-t-il en mentionnant que les cabinets comme le sien contribuent à désengorger les hôpitaux.



Selon l’Association des radiologistes du Québec, les revenus bruts de ses 500 membres sont, en moyenne, de 407 000 $ par année. Ceux qui pratiquent en cabinet — la majorité des radiologistes travaillent à la fois dans les hôpitaux et les cabinets — doivent composer avec des dépenses annuelles d’environ 120 000 $.

Plus de détails dans la version papier du journal Le Soleil de jeudi.


 

 

 

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