QUEBEC CANADA
AU FIL DES RÉGIONS
| Saguenay-Lac-Saint-Jean : dernières notes de campagne
Les barrages sur l’Ashuapmushuan Plusieurs croyaient la question réglée, mais non : il aura fallu une déclaration du candidat libéral dans Roberval, Karl Blackburn, pour ressusciter un vieux débat.
un affluent du lac Saint-Jean, est depuis des années au centre d’un débat entre les partisans du développement hydroélectrique, qui veulent y aménager des barrages, et les environnementalistes, qui cherchent à protéger une des dernières rivières sauvages de la région. Des débats qui ont été déchirants, parfois très durs. Mais juste avant le déclenchement de la campagne électorale, le gouvernement péquiste confirmait que l’Ashuapmushuan serait désormais une réserve aquatique, ce qui empêche la construction de centrales et limite son développement à l’exploitation de son potentiel récréotouristique. Mais le candidat libéral a remis tout ça en question en affirmant qu’un gouvernement libéral permettrait la construction de barrages sur la rivière. Propos nuancés aussitôt par son chef, Jean Charest, qui a profité de son passage dans la région pour dire qu’une telle possibilité devra d’abord faire consensus. Karl Blackburn a dû reculer et parle maintenant d’une éventualité lointaine.
Décidément, la lutte dans cette circonscription demeure la plus chaudement disputée dans la région. Plusieurs débats ont opposé les candidats, particulièrement la députée libérale sortante Françoise Gauthier et la péquiste Myrtha Laflamme. Rien n’est joué, c’est clair.
Le quartier qui compte 900 habitants est sans école primaire depuis la démolition de l’école Notre-Dame-de-la-Présentation, qui avait été jugée dangereuse. Françoise Gauthier a promis une nouvelle école à laquelle serait annexé un centre multiservice. Cette promesse lui a valu l’appui du comité de survie de l’école, encore très actif, malgré les dénégations de Myrtha Laflamme qui juge le projet irréalisable. Mais pour Myrtha Laflamme, le coup le plus dur est venu de ses rangs. Candidat défait à l’investiture péquiste, Raymond Bégin en conteste encore une fois le résultat auprès de la direction nationale du Parti québécois. Il estime que le bulletin de candidature à l’investiture n’est pas conforme, même si l’exécutif national du parti a déjà affirmé le contraire. Si, à Jonquière, les péquistes affirment que cette contestation n’a pas d’effet sur la campagne, l’image d’un parti divisé que projette cette contestation risque d’avoir de l’effet sur plusieurs électeurs indécis.
L’hôpital est un de ceux qui connaît le plus de problèmes avec la pénurie de médecins, faisant régulièrement les manchettes en raison des risques de fermeture de l’urgence pendant certaines périodes. Mais voilà : le coût des investissements attendus est passé de 12 à 21 millions de dollars en quelques mois, et il est maintenant certain que rien ne sera annoncé avant l’élection. Malgré l’appui de tous les candidats dans Roberval, Accès-Santé a pris le parti d’attendre. Mais attention : le matin du 15 avril, il reviendra à la charge. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean aussi, la soirée des élections s’annonce intéressante lundi soir.
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| Saguenay-Lac-Saint-Jean : dernières notes de campagne Les barrages sur l’Ashuapmushuan Plusieurs croyaient la question réglée, mais non : il aura fallu une déclaration du candidat libéral dans Roberval, Karl Blackburn, pour ressusciter un vieux débat.
Mais le candidat libéral a remis tout ça en question en affirmant qu’un gouvernement libéral permettrait la construction de barrages sur la rivière. Propos nuancés aussitôt par son chef, Jean Charest, qui a profité de son passage dans la région pour dire qu’une telle possibilité devra d’abord faire consensus. Karl Blackburn a dû reculer et parle maintenant d’une éventualité lointaine.
Décidément, la lutte dans cette circonscription demeure la plus chaudement disputée dans la région. Plusieurs débats ont opposé les candidats, particulièrement la députée libérale sortante Françoise Gauthier et la péquiste Myrtha Laflamme. Rien n’est joué, c’est clair.
Mais pour Myrtha Laflamme, le coup le plus dur est venu de ses rangs. Candidat défait à l’investiture péquiste, Raymond Bégin en conteste encore une fois le résultat auprès de la direction nationale du Parti québécois. Il estime que le bulletin de candidature à l’investiture n’est pas conforme, même si l’exécutif national du parti a déjà affirmé le contraire. Si, à Jonquière, les péquistes affirment que cette contestation n’a pas d’effet sur la campagne, l’image d’un parti divisé que projette cette contestation risque d’avoir de l’effet sur plusieurs électeurs indécis.
Au Saguenay-Lac-Saint-Jean aussi, la soirée des élections s’annonce intéressante lundi soir.
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