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SAINTE-THERESE-DE-BLAINVILLE
Le calme apparent à l’extérieur du Centre hospitalier Saint-Eustache ne représente pas la situation actuelle pour les patients et le personnel du service de l’urgence. (Photo : David Gaubiac )
Le Centre hospitalier Saint-Eustache déborde
Traumas, canicule, tempête et l’unité du court séjour fermée pour l’été
Pour des raisons d’économie et de manque de personnel, le Centre hospitalier Saint-Eustache avait décidé de fermer l’unité du court séjour pour tout l’été, mais les accidents de la route, la canicule et les pannes engendrées par la tempête de la semaine dernière auront généré une situation dépassant
L’occupation de l’urgence a atteint 200% au cours du dernier week-end de juillet, et le délai d’attente 21heures pour être admis à l’urgence…
«Dès 8h du matin le 29 juillet, 37 civières étaient occupées et vers midi le nombre est monté à 47. Il a fallu réagir et trouver de nouveaux lits pour les personnes en transition.
Quelques jours plus tard, les pannes d’électricité ont encore rendu la situation délicate», a expliqué Jacqueline Le Poidevin, responsable des communications au Centre hospitalier Saint-Eustache.
Des mesures ont été prises pour diriger des patients vers des cliniques, déplacer des malades chroniques ou en convalescence vers des résidences offrant des soins, demander le prolongement des heures de travail du personnel en place et rappeler des effectifs en vacances.
Malgré tout, le service de l’urgence est occupé au maximum.
«On estime que lorsqu’une trentaine d’ambulances sont accueillies dans une journée les ressources sont au maximum, mais on a compté jusqu’à 45 arrivées en 24 heures.
Aux traumas, se sont ajoutées les personnes affectées par la canicule persistante des dernières semaines. Et pour finir, les malades privés de l’usage d’appareils en raison des pannes d’électricité provoquées par la tempête de la semaine dernière», a expliqué la responsable des communications.
Les intoxications alimentaires ont suivi la réfrigération déficiente des viandes et l’augmentation des repas préparés sur les barbecues.
La situation était donc encore aux limites, lundi dernier, alors que le personnel en place a dû accueillir 45 ambulances en 24 heures. Le taux d’occupation de l’urgence était encore à 104%, une situation semblable pour l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme.
Le Court séjour fermé pour l’été
Le Centre hospitalier a résolu de fermer le court séjour pour la période estivale, c’est-à-dire du 24 juin au 5 septembre.
La pénurie de personnel et une économie dont le montant n’a pas été divulgué à ce moment-ci, avaient motivé cette décision. Le service de l’urgence fonctionnait donc depuis la fin du mois de juin avec les 23 civières et du personnel déplacé.
Une situation qui aurait pu suffire, selon les administrateurs. Sauf que l’accumulation d’événements «imprévus» a entraîné une détérioration rapide de la situation : traumas, canicule et tempête.
L’unité du court séjour offre normalement trente lits permettant de dégager les civières de l’urgence et d’assurer un suivi et des soins aux personnes admises à l’urgence.
Cette unité garde les patients généralement pour une période de 24 à 72 heures avant d’être dirigé vers une unité de soins ou le retour au domicile. Une quinzaine de personnes pour les soins infirmiers, le personnel de soutien et le suivi par des médecins, sont requis pour le fonctionnement.
Le Centre hospitalier Saint-Eustache a été reconnu et a reçu les budgets au titre de centre secondaire de traumatologie, il y a quelques années. Normalement, il doit être en mesure d’accueillir les blessés en provenance de la région, de nombreux cas prévisibles en juillet et en août et notamment durant les vacances de la construction qui malheureusement génèrent bon nombre d’accidents de la route. La période estivale c’est aussi: des blessés par accident, des personnes incommodées par la chaleur, des malades qui sont affectés par les pannes et les tempêtes ou qui n’ont plus recours aux appareils respiratoires, et la contamination d’aliments provoquant son lot de cas d’infection par la bactérie E.coli. «Le personnel en place est dévoué, tout le monde a prolongé ses heures de travail. En communiquant avec Info Santé, les personnes peuvent obtenir les lieux d’accueil et les heures d’ouverture des cliniques sans rendez-vous pour éviter les délais d’attente de l’urgence. Des lits ont été trouvés à l’extérieur du centre pour relocaliser les personnes en convalescence ou qui nécessitaient une assistance. Les directeurs de service font le point plusieurs fois par jour et on n’écarte pas la réouverture du court séjour pour rétablir la situation», indique-t-on au Centre hospitalier.
Ph front 02
(Photo : David Gaubiac )