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Au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, on compte environ 170 éoliennes. Les experts s'interrogent sur la longévité de ces machines au Québec, où les conditions climatiques sont parfois extrêmes.
Le groupe de recherche sur le secteur éolien de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) entreprendra des recherches sur le vieillissement de ces éoliennes. Pour effectuer cette étude, qui durera environ un an, l'UQAR s'est associée à l'Université d'Artois en France et à Hydro-Québec.
« L'industrie est intéressée à savoir ce qui se passe dans la vraie vie. Qu'est-ce qui risque de casser? Quelle partie de l'éolienne est susceptible d'avoir des bris le plus vite? », explique le professeur du groupe éolien de l'UQAR, Jean-Louis Chaumel.
Dans des conditions climatiques comme celles que subissent la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent, les experts estiment à 15 ans la durée de vie d'une éolienne, comparativement à 20 ou 25 ans en Europe.
« Nos fabricants et nos industriels sont les premiers préoccupés pour savoir comment on pourrait adapter ces éoliennes d'origine européenne, les modifier peut-être un peu, pour qu'elles résistent plus longtemps », affirme M. Chaumel.
L'Université d'Artois a développé une technique de monitorage qui sera implantée sur deux éoliennes fonctionnelles situées à Saint-Ulric, près de Matane. Les données seront transmises toutes les 10 minutes aux deux universités et à Hydro-Québec, par le biais d'un lien satellitaire.
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