QUEBEC CANADA
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Le vendredi 19 janvier 2007
Éolien: la colère gronde en Gaspésie
Thierry Haroun
Le Soleil
Collaboration spéciale
Les élus de la Gaspésie estiment que la récente décision de la Régie de l’énergie concernant les critères de sélection des projets éoliens de l’appel d’offres de 2000 MW qui sera lancé au printemps est pour le moins « préjudiciable » pour le développement de la filière éolienne sur leur territoire.
Dans cette décision, rendue le 21 décembre, la Régie ordonne à Hydro-Québec de supprimer, dans l’évaluation des appels d’offres, les trois points qui étaient accordés à des projets impliquant à plus de 10 % le monde municipal. Par contre, les projets faisant une place aux communautés autochtones pourront bénéficier de ces points. La teneur de cette décision n’encourage en rien la participation municipale dans le développement régional de la filière éolienne, d’après le maire de Chandler, Claude Cyr. « C’est frustrant ! Carrément inacceptable. On va se battre par l’intermédiaire de nos unions municipales. La Régie de l’énergie doit revoir sa décision ! »
« Changer les règles du jeu à la dernière minute, c’est impensable et, crée un préjudice à la région, lance le maire de Gaspé et préfet de la MRC Côte-de-Gaspé, François Roussy, dont les propos ont reçu l’aval du maire de Percé, Georges Mamelonet. « On parle ici du développement de la Gaspésie. » Le président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger, promet « d’interpeller le gouvernement » Charest en raison de l’urgence de la situation, espérant que le pouvoir exécutif renverse la décision. « C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités », a-t-il martelé en point de presse jeudi.
Le député péquiste de Gaspé, Guy Lelièvre, a profité de l’occasion pour dire que le gouvernement Charest n’est nullement sensible aux enjeux régionaux. De son côté, Jonathan Trudeau, l’attaché de presse de la ministre des Régions et des Affaires municipales Nathalie Normandeau, « prend acte » des revendications gaspésiennes, mais préfère s’en remettre au cabinet du ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, dont l’attaché de presse, Mathieu St-Amant, a tenu à préciser que la « Régie de l’énergie est un organisme indépendant. Maintenant, il faut voir les implications qu’engendre une telle décision. »
Plus de détails dans la version papier du journal Le Soleil de samedi.
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